F..O. 3M BEAUCHAMP
Le cabinet du ministre du Travail, Xavier Bertrand fait le forcing auprès des patrons pour éviter les plans sociaux. En cette période électorale, l’ex-secrétaire général de l'UMP qui n’a pas envie que les chiffres du chômage, déjà très élevés, ne se dégradent encore veut calmer le jeu d’ici aux élections.
Ainsi, Alexandre Bompard (fnac) ou encore Luc Oursel (Areva) ont reçu des instructions pour repousser de quelques mois leurs projets de licenciement. La Fnac, qui a fait part de son intention de supprimer 500 postes (dont 300 en France) en janvier dernier, a été priée de ne pas aller au-delà pour le moment. Idem pour le groupe Areva qui projetait de se délester de 3.000 emplois dans l’Hexagone.
Dans le secteur automobile, le couperet tombera après le mois de mai
Article à lire en intégral dans Challenges
Selon le DRH du groupe 3M France, il faut anticiper une forte baisse d'activité sur Beauchamp...
Ce qui, toujours selon lui, nécessiterait que les salariés qui attendent après le paiement des heures complémentaires ou supplémentaires 2011, optent pour de la récupération ou attendent la fin aout 2012 pour avoir le fruit de leurs heures 2011…
Inacceptable… Ont-ils décalé leurs bonus ces gens du comité de Direction ? Non, bien évidemment…
Le gel des salaires, le décalage de la rémunération, c’est toujours pour les employés de la 3M d’en bas… Jamais pour les cadres supérieurs aux revenus stratosphériques de la 3M du haut…
On attend avec impatience la réponse de la Direction du site sur cette baisse d'activité (question posée en CE lundi 20 février) .
En attendant, un salarié qui souhaite être payé doit l'être sans avoir à se justifier, d'autant que l'accord de modulation du site ne prévoit rien d'autre que le paiement.
N'hésitez donc pas à demander à être rémunéré de vos heures 2011 à votre supérieur hiérarchique... Et tenez-nous en informé...
PRESSE - COMMUNICATION - MARDI 14 FÉVRIER 2012
Le projet gouvernemental reprend une vieille revendication patronale.
Il prévoit de supprimer les cotisations sociales de la branche famille de la Sécu payées par les employeurs (soit un cadeau de 13 milliards
d'euros) et d'augmenter la TVA de 1,6% au 1er octobre (11 milliards d'euros de surcoût pour les ménages).
Sans effet notable sur l'emploi, cette mesure, si elle est adoptée par le Parlement, se traduirait par une augmentation des prix et par une baisse du pouvoir d'achat des salariés.
La crise ? Mais quelle crise ? La rémunération globale des patrons des grands groupes du CAC 40 s’est envolée de 34% pour atteindre 4,1 millions d’euros, selon le rapport annuel du cabinet Proxinvest, qui porte sur les salaires versés en 2010 et publiés en 2011.
Les patrons sont plus généreux avec eux-mêmes qu’avec leurs salariés : le pouvoir d’achat des français a reculé de 0,2%, en 2010 selon l’Insee.
Les plus gourmands sont les PDG des entreprises du luxe comme Jean-Paul Agon de L’Oréal (10,7 millions d’euros) et Bernard Arnault de LVMH (9,7 millions). Autres vedettes de la fiche de paie : Carlos Ghosn, qui empoche 9,7 millions, grâce à sa double présidence de Renault et Nissan ou encore le PDG de Danone , Franck Riboud (7,7 millions).
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Pour rappel :
Le Salaire minimum de croissance (Smic) est revalorisé à compter du 1er janvier 2012. C’est ce qu’indique un décret publié au Journal officiel du vendredi 23 décembre 2011.
Le nouveau montant horaire brut est fixé à 9,22 euros (contre 9,19 euros depuis le 1er décembre 2011). Pour un salarié dont la durée du travail est la durée légale hebdomadaire (35 heures), le salaire mensuel minimum, fixé jusqu’au 31 décembre 2011 à 1 393,82 euros, passe au 1er janvier 2012 à 1 398,37 euros brut par mois.
Et aussi.....
À compter du 1er janvier 2012, le minimum contributif, destiné aux retraités du régime général et des régimes assimilés (salariés agricoles, artisans, commerçants) ne sera versé qu’aux personnes justifiant de ressources inférieures à 1 005 € par mois. Fixé par décret, ce plafond sera revalorisé dans les mêmes proportions que le salaire minimum de croissance.
Décret n° 2011-772 du 28 juin 2011
Une communication de 3M annonce ce 8 février, la nomination de Mr. Inge Thulin au poste de C.E.O. à la place de George Buckley.
Nous ne commenterons pas cette communication publiée dans une langue qui n’est pas compréhensible par l’ensemble des employés de 3M France. Le service de communication aux salariés de 3M France est semble-t-il aux abonnés absents.
Lorsqu’une Direction n’est plus capable de communiquer clairement avec ses employés des notes adressées à l’ensemble des salariés du Groupe, c’est qu’il y a un problème profond dans l’organisation de cette même Direction et des services adjoints.
La Direction de 3M France peut toujours multiplier les déjeuners privés avec ses employés de Cergy, si elle dégrade les basiques du dialogue avec ses employés ou du dialogue social avec les organisations représentatives du personnel, elle n’arrivera à rien…
Mais à y regarder de plus près, la méthode du « petit
déjeuner aux salariés » est très proche du fonctionnement de l’entreprise.
L’employé de base peut espérer un déjeuner tous les 5 ou 7 ans alors que la Direction en croque toutes les semaines…
C’est déjà la même chose depuis des années avec les augmentations salariales !
Alors que la Direction de 3M en profite pour serrer toutes les dépenses et geler les embauches de salariés, qu’elle met en préretraite plusieurs milliers de salariés US, on apprend que la même Direction change sa flotte d’avions d’affaire…
Après avoir changé deux avions, l’un en 2010 et l’autre en 2011, 3M va changer les trois derniers avions de sa flotte entre 2012 et 2014. Pour un montant de 250 millions de dollars !
La flotte 3M est surdimensionnée en regard d’autres entreprises. Mais rien n’est trop beau pour la 3M du haut, celle dont les salaires sont à l’image des avions de la compagnie, stratosphériques !…
Et dire que pour nos
outils de production, la même Direction nous demande de justifier les moindres dépenses.
On imagine mieux pourquoi nos dirigeants utilisent si facilement la petite phrase traditionnelle des voyages en avion : « Attachez vos
ceintures ! ».
Article souce : Ici
TVA sociale» et accords dits de «compétitivité-emploi» sont, pour FO, une erreur économique et un danger social.
Lors de son intervention télévisée de dimanche soir, le président de la République s’est attelé à préciser quelque peu ses intentions sur des sujets qu’il s’était bien gardé qui n’avaient pas été
détaillées devant les syndicats à l'occasion de son «sommet social» du 18 janvier. Il s’agit de la «TVA sociale» et des accords dits de «compétitivité-emploi» dans les entreprises. Deux mesures
sur lesquelles FO a rappelé son opposition, avant de dénoncer, une erreur économique et un danger social.
M. Sarkozy a annoncé que le taux normal de TVA actuellement de 19,6 serait relevé à 21,2% à partir du 1er octobre. Et que le produit de cette hausse de 1,6 point servirait à alléger certaines
cotisations patronales. Concrètement, les employeurs bénéficieraient sans contrepartie d’une exonération de la totalité des cotisations familiales (13 milliards d'euros) pour les salaires compris
entre 1,6 et 2,1 SMIC (au-delà, l’exonération serait dégressive jusqu’à 2,4 SMIC). «Je veux que la France reste une terre de production, je veux que l'on garde nos usines, je veux que l'on
puisse, non pas consommer français, ce qui n'a pas de sens, mais produire en France», a-t-il justifié. Pour FO, «toute augmentation de la TVA constituerait une erreur économique (risque de baisse
de la consommation, vision erronée de la compétitivité) et un danger social (baisse du pouvoir d’achat et remise en cause du financement des allocations familiales)».
Sur les accords dits de «compétitivité-emploi», M. Sarkozy a appelé patronat et syndicats à négocier et à aboutir sur la question dans les deux mois. L’idée serait de permettre à n’importe quelle
entreprise de moduler le temps de travail des salariés mais aussi leurs rémunérations en fonction du carnet de commandes. En échange, l’employeur s’engagerait à maintenir les emplois à plus ou
moins moyen terme. Ces accords s'appliqueraient «si une majorité de salariés se met d'accord dans une entreprise» pour «décider d'un délai de travail, de privilégier l'emploi sur le salaire ou le
salaire sur l'emploi», a expliqué le président, avant de préciser: «l'accord compétitivité-emploi s'imposera à la loi et aux contrats (de travail) individuels». Selon lui, ce type d’accord «a
permis de sauver des emplois en Allemagne». Il a juste oublié de dire que l’artifice avait été également utilisé en France dans certaines entreprises sans résultat sur la préservation des
emplois. Ce fut notamment le cas de l’usine Continental à Clairoix (Oise) qui avait fini par fermer ses portes en 2010 alors même que les salariés avaient accepté (fin 2007) de retravailler 40
heures hebdomadaires sans hausse de salaires, et ce en échange du maintien des effectifs au moins jusqu'en 2012.
En désaccord de fond sur la façon d’appréhender de la sorte la compétitivité de la France, FO conteste un projet ne visant qu'à instituer dans le droit du travail des «mécanismes de chantage à
l'emploi». Si les interlocuteurs sociaux devaient être amenés à en discuter, la confédération syndicale a d’ores et déjà prévenu que le patronat et le gouvernement auraient du fil à retordre:
«Tout négociation en la matière sera particulièrement dure».
Vous êtes très nombreux à demander aux élus F.O. ce qui est décidé sur les heures 2011.
Soyons clair sur les positions Force Ouvrière, qui sont en ligne avec les accords signés par la Direction et les Organisations Syndicales.
Si certains salariés veulent récupérer leurs heures en repos, ils sont libres de le faire.
Si d’autres salariés souhaitent être rémunérés, la Direction ne peut s’y opposer.
La Direction, agitant le chiffon de la récession et de la peur, voudrait privilégier la récupération, c’est oublier :
Nous invitons la Direction à assumer ses choix de RTT et accepter les choix de ses salariés.
Nous l’engageons, si elle désire avoir moins d’heures à payer, à accepter le mélange récupération/paiement souhaité par certains salariés.
Les salariés en difficulté financière n’ont pas à se sacrifier pour le bon plaisir de l’actionnariat. Ils ont fait des heures, ils souhaitent être payés, 3M doit les payer !
Lorsqu’une Direction « négocie » en NAO une perte de pouvoir d’achat de ses salariés, lorsque le dialogue social est devenu un passage obligé pour elle, il ne faut pas qu’elle espère avoir quelques facilités de la part du syndicat F.O. pour négocier quoi que ce soit qui l’avantagerait.
La Direction a choisi de jouer au gagnant /perdant, il faut qu’elle accepte par moment d’être
dans la seconde catégorie.
Une Direction se doit d’avoir deux oreilles et en garder une pour entendre les besoins de ses salariés… A ce jour, 3M a choisi de n’ouvrir ses oreilles qu’a l’actionnaire US… Espérons qu’elle s’aperçoive de son erreur et de l’impasse dans laquelle elle engage l’entreprise.
Le choix est donc aux salariés et la Direction n’a pas d’autres choix que d’accepter celui des salariés.
La démocratie directe à ses limites Mr Wilms.
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